Tout savoir sur les polyarthrites

 

cacoubUne polyarthrite se définit comme une inflammation articulaire touchant plus de trois articulations. Elle se manifeste par une douleur articulaire, inflammatoire c’est-à-dire caractérisée par sa recrudescence pendant la seconde partie de la nuit et la sensation d’être « rouillé » le matin au lever. Cette sensation disparait après un délai variable de quelques minutes à quelques heures. Cette douleur s’accompagne de signes locaux au niveau des articulations touchées : augmentation de la chaleur locale, tuméfaction articulaire, rougeur cutanée en regard des articulations, limitation de la mobilité articulaire, douleur à la pression, épanchement liquidien au sein des articulations touchées.

 

On distingue les mono-arthrites (une seule articulation concernée), les oligo-arthrites (deux ou trois articulations), et les polyarthrites (plus de 3 articulations). Lire la suite de cet article »

Anévrysme de l’aorte abdominale.

anévrysmeUn anévrysme est défini comme une dilatation d’au moins 1,5 fois le diamètre du vaisseau par rapport au diamètre le plus proche considéré comme normal. Les anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA) sont les plus fréquents de tous les anévrysmes artériels. On parle d’AAA au delà de 35 mm de diamètre de l’aorte abdominale chez l’homme, et de 30 mm chez la femme.

L’histoire naturelle des AAA comporte deux points essentiels: l’augmentation de diamètre progressive et la rupture. La progression de taille d’un AAA est en moyenne de 3 à 5 mm par an à partir d’un diamètre de 40 mm. Mais elle peut être très variable d’un patient à l’autre. La vitesse de progression est exponentielle et d’autant plus importante que le diamètre est grand. La rupture d’un AAA est un évènement dramatique, avec une mortalité immédiate et opératoire élevées. Le risque de rupture à 2 ans est inférieur à 2% pour les anévrysmes de moins de 40 mm, et de l’ordre de 20% pour les AAA supérieurs à 60 mm de diamètre. Cette cassure dans le risque de rupture explique pourquoi le seuil de 50 mm est retenu par la plupart des équipes comme une indication de traitement, en l’absence de contre-indication. On doit aussi tenir compte de la vitesse de progression de l’anévrysme ; si elle est rapide l’intervention sera proposée plus tôt.

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L’hepcidine et les nouveaux acteurs du métabolisme du fer

medecinL’hepcidine et les nouveaux acteurs du métabolisme du fer

Depuis une dizaine d’années, les connaissances sur le transport, le stockage et l’équilibre du fer ont évolué de façon spectaculaire. L’hepcidine, peptide hormonal synthétisé par les cellules hépatiques, se fixe à la ferroportine et bloque ainsi l’exportation du fer des cellules intestinales ou des macrophages vers la circulation sanguine. La carence martiale s’accompagne de taux bas d’hepcidine tandis que la surcharge en fer s’accompagne de taux élevés. Dans une situation d’inflammation, la synthèse de l’hepcidine est fortement induite par des stimuli inflammatoires. L’hepcidine a ainsi un rôle central dans la carence martiale fréquemment associée aux syndromes inflammatoires, aux infections et aux cancers.

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Vascularites cryoglobulinémiques et infection par le virus de l’hépatite C

hepatitis_cL’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est la deuxième infection virale chronique la plus fréquente dans le monde, avec environ 170 millions de personnes infectées. Cette infection, le plus souvent chronique (80%), conduit à une inflammation hépatique puis à une cirrhose et/ou à un cancer du foie. Le VHC est également associé à une grande variété d’atteintes extra hépatiques, la plupart immunologiques, traduisant à des degrés divers une auto-immunité. Parmi ces manifestations extrahépatiques, les cryoglobulinémies et leurs principales manifestations, les vascularites (inflammation de la paroi des vaisseaux) sont celles pour lesquelles des progrès importants dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques ont permis des avancées thérapeutiques et pronostiques significatives.

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Ulcère de jambe

Orthopedist diagnosing patient's kneeUn ulcère de jambe correspond à une perte de substance cutanée, entraînant une plaie chronique, secondaire à des phénomènes circulatoires pathologiques.

Les causes les plus fréquentes sont des maladies circulatoires veineuses ou artérielles des membres inférieurs. Leurs caractéristiques sont schématisées dans un tableau à disposition Ici

Dans certains cas, l’évolution défavorable d’un ulcère, étiqueté initialement veineux, malgré des soins adaptés, est lié à une maladie artérielle associée qui ne permet pas la cicatrisation. On parle d’ulcère mixte dont les caractéristiques sont intriquées.

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Péricardites aiguës : symptômes, éléments diagnostiques et causes

Human Heart Le terme péricardite désigne l’inflammation des feuillets du péricarde, membrane qui entoure le cœur. Ces feuillets péricardiques sont le siège de remaniements inflammatoires avec afflux de globules blancs (polynucléaires neutrophiles, lymphocytes), associés à un dépôt de fibrine et une sécrétion liquidienne par la membrane. Les péricardites aiguës représentent une pathologie fréquente et habituellement bénigne, la prévalence est estimée jusqu’à 5% des patients hospitalisés pour une douleur thoracique.

Le diagnostic est aisément porté sur l’évaluation clinique, l’électrocardiogramme, l’échocardiographie, la radiographie pulmonaire et le dosage de marqueurs biologiques sanguins de l’inflammation (C-réactive protéine) et/ou d’atteinte myocardique (troponine).

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Fréquence cardiaque et mortalité cardiovasculaire

modernisation sant-mdecine,outils connectsDepuis une décennie, de nombreux travaux ont montré une corrélation étroite et indépendante entre les variations de la fréquence cardiaque et la morbi-mortalité cardiovasculaire. L’analyse des tests d’effort cardiologique a porté pendant plusieurs années sur les valeurs de la fréquence cardiaque au maximum de l’effort. Plus récemment, l’importance des modifications de la fréquence cardiaque pendant l’exercice et la phase de récupération a été mieux analysée.

Après un effort, une récupération plus rapide de la fréquence cardiaque de repos est un facteur pronostique favorable chez les patients en insuffisance cardiaque chronique.

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